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 Les histoires du Renard !

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Kiba
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MessageSujet: Les histoires du Renard !   Ven 10 Juil 2009, 12:31 pm

Même si ça fait un bail que j'ai abandonné ma fic' de la LATH, je continue à écrire, principalement dans le cadre du Furry. J'ai donc décidé de vous faire partager ici certaines de mes histoires.

Afin d'inaugurer, voici l'une de mes premières du genre. Amateurs d'action, vous allez être servis...

***

L'officier regardait d'un œil incrédule le commissaire général, un homme costaud qui était assis derrière son bureau orné du drapeau belge.

- Quoi ? En êtes-vous absolument certain ?" Lança-t-il.

Le commissaire ne répondit pas immédiatement. Il alluma son cigare et tira une longue bouffée qu'il recracha en levant la tête.

- Exactement. Notre indicateur a parfaitement rempli sa mission. Nous savons désormais où se trouve le laboratoire clandestin de Rico Caine."

L’officier se leva et s'approcha de la fenêtre, à travers laquelle il lança un regard soulagé, avant de ressentir une pointe de pessimisme qui le fit se retourner vers son chef.

- Quand bien même nous arriverions à capturer Rico, vous savez bien qu'il n'est qu'un pion. Tant que Tony Nevada, le leader de ce marché frauduleux sera en liberté, cette drogue mortelle qu'il a créée, la Brain Basher, continuera à gangréner l'Europe. De plus, le laboratoire de Rico est certainement bien gardé.", lui dit-il.
- Qu'à cela ne tienne. Nos deux meilleurs éléments sont déjà en route."
- Vous voulez parler de vos «Chiens de Garde» ?"

Le commissaire eut un petit sourire.

- A votre avis, officier Vanwaakhond ?".

Charleroi, 23h51.

Le laboratoire clandestin de Rico Caine était aménagé dans une grande cave dissimulée sous une ancienne usine désaffectée du secteur industriel de Charleroi. Ce sous-sol était constitué de plusieurs grandes pièces aux murs de bétons, mais la plus importante de toutes était le laboratoire : mesurant 300 mètres carré, il était aménagé de tables couvertes de feuilles noircies d'équations et du matériel nécessaire à la fabrication de la Brain Basher, ainsi que de plusieurs échafaudages qui permettaient aux chimistes d'alimenter la chaudière et d'accéder au tableau de commande des divers dispositifs électroniques. Au Sud de la pièce se trouvait la porte permettant d'accéder au garage abritant les véhicules, et c'était également la partie du laboratoire où Caine avait installé son bureau, d'où il dirigeait les opérations. Au Nord se trouvait la tuyauterie de la chaudière, composée de larges tuyaux de plomb, et dans cette partie du labo étaient également déposées les caisses contenant les pièces de métal destinées à la fabrication des futures installations du laboratoire.

Rico Caine, le dirigeant du laboratoire, un homme d'une maigreur effrayante, était assis à son bureau, perdu dans ses pensées. Il releva le nez de ses feuilles d'équations chimiques lorsque l'un de ses collaborateurs, un homme voûté portant des lunettes en cul de bouteille lui donna un petit sachet de plastique transparent contenant cent grammes de la fameuse drogue. Caine passa sa main rachitique dans la poudre rouge qu'il avait devant lui et en porta une pincée à son nez, qu'il renifla.

- Aaah... CA, c'est de la bonne !" S'exclama-t-il.
- La meilleure, monsieur Caine ! Les quelques kilos produits nous rapporteront sans doute quelques bons millions d'euros, au moins !" Répondit le chimiste.

Le trafiquant eut un sourire satisfait, et se tourna vers ses collaborateurs, aussi bien chimistes que gardes du corps et autres hommes de main, qui étaient installés un peu partout dans ce grand labo.

- Chers associés... La qualité de la Brain Basher produite aujourd'hui n'a jamais été aussi bonne ! Grâce à la formule découverte il y a de cela un an par mon patron, monsieur Nevada, nous avons pu nous imposer sur ce si lucratif marché qu'est celui de la drogue... Mais aujourd'hui, la qualité atteinte par nos recherches nous permettra de nous en rendre maître, et je vous promets que dans quelques mois, nous aurons amassé une fortune colossale !"

Après avoir prononcé ces mots, Rico éclata d'un rire diabolique, comme savent si bien le faire les méchants dans les films. Il fut cependant interrompu par une violente explosion qui fit trembler les murs.

- Que... Qu'est-ce que c'était que ça ?" Se demanda Caine.

Après un court instant, une seconde explosion créa un trou de cinq mètres de diamètre dans le plafond, qui à cet endroit était situé à six mètres du sol, faisant tomber de dangereux fragments de béton vers les hommes qui avaient la malchance de s'être trouvés en dessous. Ces briques causèrent la mort de deux des chimistes et d'un garde du corps. Rico était abasourdi, et ni lui, ni ses alliés ne pouvaient réagir, figés par la surprise. Deux formes imposantes tombèrent du toit, et atterrirent bruyamment sur le sol. C'étaient deux énormes Renards anthropomorphes, un mâle et une femelle, et lors de leur atterrissage, le sol s’était fissuré sous leurs pattes. Le mâle, qui mesurait dans les deux mètres quarante et était doté d'une musculature impressionnante, était armé de deux fusils d'assaut M60, un dans chaque main, et de deux ceintures de balles croisées en bandoulière sur son torse. La femelle, légèrement plus petite que son partenaire mais également fort musclée, tenait dans ses pattes un fusil à l'aspect étrange qui semblait tout droit sorti d'un film de science-fiction. Autour de la taille de la Renarde était attachée une ceinture de cuir dans laquelle étaient passés plusieurs chargeurs pour son arme, ainsi que deux grenades lacrymogènes et une sorte de talkie-walkie.

- Police fédérale belge ! Plus un geste, ou bien nous ouvrons le feu !" Cria la femelle.

Rico Caine, hébété, reprit vite ses esprits et se tourna vers ses gardes du corps.

- Mais qu'attendez-vous, bon sang ? Butez-moi ces sales clebs !" Hurla-t-il.

Kiba et Tsume, les deux Renards, savaient bien que les hommes de main de Caine ne se rendraient pas, et préféreraient tenter de résister. Aussi, dès que ces derniers portèrent leurs mains vers leurs ceintures, les deux agents fédéraux bondirent vers l'arrière de la salle, et se mirent à couvert comme ils le purent derrière les tuyaux et les caisses. Et ils eurent raison, car quelques instants après, tous les soldats de Rico ouvrirent le feu, tandis que les chimistes prenaient la fuite par le garage, imités en cela par leur chef.

- Ah, mais pourquoi ils ne veulent jamais se rendre ? Ca leur éviterait bien des souffrances, pourtant !" Soupira Kiba, dépité, en armant ses M60.
- Tu sais bien que ces gars-là pensent toujours qu'ils peuvent s'en sortir par la force de leurs poings. A la limite, je pense que je n'aurais même pas dû leur demander de se rendre, et qu'on aurait dû ouvrir le feu dès notre arrivée", répondit Tsume.
- Tant pis. Je vais leur apprendre à vivre, moi !"

Kiba attendit que le feu ennemi se calme. Lorsque les dealers s'arrêtèrent de tirer, les uns pour voir ce qui allait arriver, et les autres pour recharger leurs armes, le Renard se mit brusquement à découvert et se mit à courir latéralement, pointant ses armes dans la direction des sbires de Rico. Il ouvrit le feu, balayant la salle de rafales mortelles et détruisant plusieurs tables de chimistes, renversant en tout une dizaine d'hommes sur la quarantaine présente. Lorsqu'il vit ses adversaires pointer leurs armes maintenant rechargées vers lui, il se remit à couvert.

- Tsume ! Dès que ça se calme, c'est à toi !"

La Renarde acquiesça. Elle alluma l'écran tactile de cinq cm² se situant sur le dessus de son arme, et appuya du bout du doigt sur un rectangle affichant l'inscription «shotgun». Elle pompa, et lorsque les tirs ennemis cessèrent, elle se leva de derrière les tuyaux, et tira une décharge de chevrotine en direction des dealers postés sur l'échafaudage, puis se remit à couvert. L'un des hommes prit du plomb dans la jambe droite. Cela le déstabilisa, il tomba de l'échafaudage et se brisa la nuque. Un autre s'appuya contre une des poutres, tenant de sa main droite son épaule gauche ensanglantée et le dernier tomba à genoux en hurlant, le visage entre les mains.

- Ca ne sert à rien de leur tirer dessus à la chevrotine d'ici, Tsume ! Tu es trop loin pour que ça les tue sur le coup !"
- Je ne cherchais pas à tuer ces trois-là ! Il faut qu'il en reste au moins un vivant pour qu'on sache où Rico s'est carapaté !"

Et, sur ces mots, Tsume pompa à nouveau pour éjecter la cartouche vide, puis, elle sélectionna sur son écran tactile l'encadré portant l'inscription «machinegun». Elle enclencha un chargeur de trente cartouche, arma son fusil, et, dès que les ennemis eurent de nouveau cessé de tirer, elle sortit de sa cachette et imita son collègue en courant latéralement pour réduire les chances d'être touchée, arrosant de balles les autres hommes situés sur l'échafaudage. Sept d'entre eux moururent tués par ces tirs, trois autres tombèrent et connurent le même destin que celui qui, quelques minutes auparavant, avait eu la malchance d'être touché à la jambe. Kiba se mit à son tour à découvert et, se plaçant près de sa coéquipière, ouvrit le feu vers les dealers qui venaient de braquer leurs armes vers Tsume. Lorsque les deux Renards se remirent à couvert, sur les quarante complices de Caine présents à l'origine dans le labo, vingt-cinq avaient péri, et six d'entre eux étaient blessés. Alors qu'ils rechargeaient leurs armes et se préparaient à retourner à l'attaque une dernière fois, les deux Renards entendirent des bruits de ferraille qu'on jette sur le sol accompagnés du son de pas se déplaçant vers eux. Se remettant prudemment à découvert, Kiba et Tsume virent avec un certain étonnement que les neufs tireurs encore valides avaient décidé de se rendre : ils avaient jeté leurs armes et s'étaient rassemblés à une dizaine de mètres des deux agents, les bras levés bien en évidence au-dessus de leurs têtes.

- Hé bien, vous avez finalement décidé d'abandonner le combat ?" Demanda Tsume en s'approchant du groupe l'arme à la main.

Un des dealers, un jeune homme au teint basané vêtu d'un pantalon de jogging usé, d'un T-shirt "truands 2 la galère" trop grand pour lui et d'un bandana noir attaché autour de son crâne orné de dreadlocks, s'avança en traînant des pieds vers Tsume, lançant des regards craintifs tour à tour vers l'étonnant fusil que la Renarde braquait sur lui, mais aussi vers ses crocs tranchants et ses griffes acérées.

- Ouais m'dame l'agent. On s'rend. Mes potes et moi on voulait être pétés d'fric, c'pour ça qu'on est dev'nu dealers. Mais on veut pô être riches au point de s'faire buter par les keufs, vous saisissez ?"
- Oui, je comprends. C'est quoi, ton nom ?"
- Rachid, môdôme".
- Hé bien, Rachid, tu vas bien gentiment me dire où ton patron vient de se barrer, d'accord ?

Le jeune dealer eut un frisson d'effroi, et il recula légèrement.

- Mais si j'cafte Rico, y va envoyer ses mecs pour me r'froidir !"
- Rico ne fera rien si il est derrière les barreaux, n'est-ce pas ? Parle, et je te promets une protection. Il ne t'arrivera rien, ni à toi, ni à tes amis.

Rachid semblait hésiter. Il se retourna vers les neufs hommes derrière lui, qui étaient sans doute les amis dont il avait parlé, et puis il se tourna de nouveau vers la Renarde.

- J'sais qu'vous allez me foutre au trou pasque j'vous ai tiré d'sus et que j'ai vendu d'la came. Si j'vous dis où-que-c'est que Rico se trouve, vous m'promettez que j'serai pô dans la même taule que lui ?"
- Putain Rachid, déconne pas !!" Hurla un des jeunes regroupés derrière lui.
- Je te jure que vous serez dans des établissements séparés. Caine ne saura même pas qui d'entre vous a parlé" Répondit Tsume sur un ton se voulant réconfortant, ignorant la remarque de l'ami du jeune homme.
- OK, j'vous conduirai à Rico, m'dôme. Mais y faut qu'vous aidiez mes potes blessés !"

Tsume acquiesça, et elle se saisit de son talkie-walkie, dans lequel elle s’adressa au commissaire qui les avait chargés, elle et Kiba, de remplir cette mission.

- Ici l'agent fédéral Tsume. Laboratoire neutralisé, je répète, laboratoire neutralisé. Envoyez une patrouille et un médecin pour prendre en charge les prisonniers et les blessés. Prévoyez aussi plusieurs body-bag."
- Bien reçu Tsume, beau travail. Vous avez pu coincer Caine ?"
- Non il s’est enfui, je vais le poursuivre. Kiba va rester ici pour surveiller les prisonniers."
- Compris. Faites attention à vous, agent Tsume. Terminé."

Tsume retourna se placer à côté de son coéquipier et se pencha vers lui.

-"Je vais sortir de ce labo avec Rachid, et il me guidera vers la planque de Rico. Toi, reste ici pour tenir le reste de la bande en respect en attendant l'arrivée de nos collègues."
- OK. Sois prudente, Tsume !"

La Renarde acquiesça et retourna vers Rachid tandis que son coéquipier tenait en joue le reste des dealers avec ses M60.

- Suis-moi dehors. Tu vas me guider jusqu'à Rico."

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MessageSujet: Re: Les histoires du Renard !   Ven 10 Juil 2009, 12:31 pm

Rachid hésita encore un instant mais, devant la crainte que cette Renarde musclée et dotée de crocs mortels lui inspirait, il se décida à la suivre, de peur de l'énerver. Tsume entra donc précédée de Rachid dans le garage du sous-sol, qui était bien sûr vide à l’exception de deux Land Rover dont les pneus avaient été soigneusement crevés, et ils sortirent par la rampe aménagée au fond du garage, qui menait à une trappe derrière un tas de débris métalliques que, dans la précipitation, Rico n'avait pas pris le temps de refermer. Après avoir contourné l'édifice, le duo se retrouva face au véhicule de patrouille des deux Renards, une sorte d'engin mi-tank, mi-camion, qui était doté à l'avant d'une cabine du conducteur biplace spacieuse et d’un moteur imposant, au milieu d'une petite salle d'armurerie accessible via ladite cabine, et à l'arrière, d'un espace capable de contenir une dizaine de personnes, et pouvant aussi bien servir à transporter des détenus que de la marchandise. Le véhicule était soutenu à l'avant par des roues de Kenworth et à l'arrière par des chenilles, et il portait de légers impacts ayant à peine entamé le blindage qui montraient que les chimistes de Rico possédant des armes avaient probablement arrosé le véhicule en sortant, dans le but vain de le détruire.

- Whoâa ! C'est quoi, c'truc ?" Demanda Rachid, épaté par l’énorme engin.
- Notre taxi", répondit simplement Tsume.

Et, sur ces mots, elle s'approcha du véhicule blindé, ouvrit la portière du côté conducteur, sortit une paire de menottes et menotta Rachid dans le dos.

- Assieds-toi sur le siège du passager, j’attacherai ta ceinture. Je serai assise à côté de toi et je suivrai la route que tu m'indiqueras. Si je m'aperçois que tu m'as leurrée, ou bien si tu tentes quoi que ce soit pour t'enfuir, je te promets que tu passeras un très sale quart d'heure !" Dit Tsume sur un ton menaçant.

Rachid ne se fit pas prier, et il s'installa le plus vite possible. Tsume entra à son tour dans le véhicule, boucla la ceinture de Rachid, posa son fusil derrière le siège du jeune homme, et mit le contact. Ils roulèrent pendant environ un bon quart d’heure, et ils arrivèrent finalement près d’une vieille bâtisse de trois étages dont les fenêtres avaient été condamnées par des planches de bois.

- C’est là ?"
- Ouais, m’dôme. Quand Rico veut s’planquer, y vient toujours ici."
- Et tu sais où précisément je pourrais le trouver ?"
- Humm… Bah, il a un bureau au dernier étage. C’est tout p’tit et y a pas de labo, mais comme ça, Rico peut continuer à faire ses recherches peinard. Y passe son temps à gribouiller des formules bizarres sur du papier et quand y s’goure, y chiffonne tout et y r’commence. "
- Je vois…"

Sur ces mots, Tsume détacha sa ceinture, ouvrit la porte de l’armurerie située derrière eux, et elle se glissa entre les deux sièges pour y accéder. La salle mesurait environ trois mètres de long sur deux de large, et y étaient entreposées quelques armes et des munitions. La Renarde y posa son fusil, se débarrassa de sa ceinture, et attacha un étui de tissu sur sa cuisse droite. Elle y glissa un Desert Eagle muni d’un silencieux et chargé de cartouches de calibre 357 Magnum, et elle s’équipa d’un fusil à air comprimé permettant de projeter des dards soporifiques. Sur sa cuisse gauche elle attacha un second étui renfermant trois chargeurs pour le Deagle, se saisit d’une paire de lunettes de vision infrarouges, et autour de sa taille, elle attacha une autre ceinture comportant un talkie-walkie et une vingtaine de dards pour son fusil. Elle en prit un, et retourna près de Rachid dans le cockpit.

- Wowowowowo ! Kess’vous allez faire avec c’truc ?!" Demanda le jeune homme en voyant la fléchette.
- C’est un soporifique. Je vais t’endormir pour les deux prochaines heures."
- Mais pourquoi ?"
- Réfléchis un peu, Rachid : lorsque j’aurai capturé Rico Caine, il faudra bien que je le mette dans la cellule du fourgon pour le livrer à mes collègues. Or, si je t’enferme dans cette cellule, Rico te verra et il comprendra que tu l’as trahi, tu comprends ? Donc, je vais t’endormir et te laisser dans ce cockpit, comme ça, je saurai que tu ne tenteras rien d’ici mon retour. Le vitres sont teintées, Rico ne te verra pas lorsqu’il passera à côté du véhicule. Et maintenant…"

Tsume enfonça l’aiguille dans le bras de Rachid, qui sursauta en poussant un petit cri.

- Aïe, sa race ! Ca fait mal ! Je… Je…"

Rachid n’eut pas le temps de finir sa phrase. Sa vue se brouilla et il tomba dans les vapes. Tsume gara ensuite le véhicule sur un parking situé non loin de là, et elle sortit. Activant ses lunettes, elle s’approcha discrètement de la bâtisse, aidée en cela par les sombres nuages qui masquaient la lune, plongeant la rue dans une profonde obscurité. Lorsque Tsume fut devant la vieille porte de bois vermoulue que fermait le bâtiment, elle vit trois formes humanoïdes bouger à l’intérieur. Attachant son fusil dans son dos, elle dégaina son Desert Eagle, enfonça la porte d’un coup de pied et braqua son arme vers les trois hommes.

- Police ! Pas un geste !"

Les trois hommes se regardèrent, et l’un d’entre eux sortit brusquement un calibre 9mm de sa ceinture. Tsume se tourna vers lui et lui tira une balle en plein front avant même qu’il ait eu le temps de viser.

- D’autres amateurs ?"

Regardant le cadavre de leur allié, les deux bandits restants levèrent les bras en l’air et se rendirent. Tsume les neutralisa grâce à ses dards soporifiques, et elle poursuivit sa route dans le couloir obscur. Entendant un bruit venir de l’étage, elle se tourna vers la droite et vit une autre forme descendre, tenant dans ses mains ce qui semblait être un fusil ou une mitrailleuse.

- Tu vas crever, sale flic !" Lança le bandit. Mais lorsqu’il arriva en bas des escaliers, il fut reçu par un dard en pleine gorge. Il s’effondra sur le sol, mais avant de sombrer dans l’inconscience il regarda de ses yeux vitreux l’endroit où Tsume se tenait, et lui dit : « On t’a repérée… Tu sortiras pas vivante d’ici… ».

Ne prêtant pas attention à ces menaces, Tsume continua sa route et grimpa l’escalier. Grâce à ses lunettes infrarouges, à son ouïe et à son odorat surdéveloppés, elle pouvait facilement repérer ses ennemis, qui étaient immédiatement abattus ou endormis selon l’agressivité dont ils faisaient montre. La tâche était d’autant plus simple que tous les bons gardes du corps de Rico étaient morts dans le laboratoire clandestin, ne laissant maintenant plus que des recrues inexpérimentées et des chimistes, ces derniers sachant plus facilement manier des éprouvettes que des pistolets mitrailleurs. Tsume arriva finalement au troisième étage, et il lui restait deux chargeurs et sept dards. Elle fut reçue par une rafale de MP5.

- Allez, la keuf ! Amène-toi, que j’puisse te transformer en descente de lit !"

Tsume se mit à couvert en se baissant, et elle dégaina son Desert Eagle.

- Ne sois pas stupide ! Lâche ta mitrailleuse et rends-toi, si tu veux vivre !"
- Ta mère ! J’ai pas peur d’un clébard !" Répondit le bandit, en arrosant la cage d’escalier d’une autre rafale.
- Bon, tu l’auras voulu !"

Dès que le chargeur du bandit fut vide, Tsume se leva et tira deux coups de feu dans sa direction. Il gémit, lâcha son arme et s’effondra, les mains sur la poitrine. Tsume jeta un œil dans le couloir pour s’assurer qu’il était maintenant bien désert, et puis elle s’avança à l’intérieur.

- Je t’avais pourtant prévenu…" Dit-elle en passant à côté du corps transpercé du tireur.

Alors que Tsume s’apprêtait à passer près d’une porte, elle remarqua plusieurs formes à l’intérieur de la pièce fermée, et vu la position dans laquelle ces formes se trouvaient, elles devaient probablement se tenir prêtes à tirer à travers la porte dès qu’elles entendraient du bruit. Tendant l’oreille, Tsume put entendre un « dès que cette salope passe, vous la criblez de balles ».

-« C’est pas vrai… Ils y croient vraiment ? » Se demanda la Renarde.

Tsume tira une balle dans la vieille lampe qui éclairait le couloir, ramassa le MP5 de l’homme qu’elle venait de tuer, et le lança devant la porte. Dès que l’arme eut bruyamment atterri devant, les formes ouvrirent le feu, transperçant la porte de dizaines de balles. Lorsque les tirs cessèrent, une des formes ouvrit la porte et sortit. Elle se tourna vers Tsume, sursauta en la voyant et la mit en joue mais la Renarde, en plus d’être préparée, avait de bons réflexes et elle tira la première, transperçant le visage de sa cible pile entre les deux yeux. Voyant cela, les trois formes restantes dans la pièce sortirent en courant et arrosèrent le couloir à l’endroit où s’était trouvée Tsume. Mais vu que ce couloir était maintenant très sombre, contrairement à la plupart des pièces qui étaient faiblement éclairées, ils ne se rendirent compte que trop tard que leur cible avait filé.

- Putain ! Mais où elle est ?"
- Elle est sûrement partie se mettre à couvert dans la cage d’escalier ! Dès qu’elle se pointe, on l’arrose !"
- Ouais ! On va lui faire payer pour ce qu’elle a fait à Marc !"

Les trois bandits se mirent donc position en direction de la cage d’escalier, faiblement éclairés par la lampe qu’ils avaient allumée dans la pièce où ils se tenaient quelques instants avant. Après une courte attente, une forme bougea dans les escaliers. Immédiatement, les trois hommes de main de Rico vidèrent leurs chargeurs dans cette direction, et ils entendirent quelque chose tomber dans les escaliers.

- Haha ! On l’a eue ! Va voir, Joseph !"

Le dénommé Joseph, un gars rondouillard et pas très grand habillé comme un gangsta de Los Angeles courut vers les escaliers et se pencha afin d’apercevoir le cadavre de leur ennemie. Mais tout ce qu’il vit, ce fut un canon de Desert Eagle se pointer vers son front et cracher une flamme dans une détonation étouffée par le silencieux. Le tir à bout portant projeta Joseph et ce qui restait de son cerveau en arrière, Tandis qu’une Tsume bien vivante se levait des escaliers et vida à son tour son chargeur vers ses ennemis. L’un fut touché à la poitrine, mais le second eu la chance de n’avoir de touchée que la main dans laquelle il tenait son mini-Uzi.

- Aaargh ! Mais comment c’est possible ? T’es morte ! On t’a tuée !" Hurla le bandit en serrant contre sa poitrine sa main mutilée.
- La personne sur laquelle vous avez fait un carton, c’était votre collègue, que j’avais refroidi en arrivant à l’étage et que j’avais utilisé comme bouclier contre vos tirs. Dans l’obscurité qui régnait ici, vous n’avez pas fait la différence entre lui et moi. Dommage, hein ?"

L’homme redressa son regard vers Tsume, et lui cracha dessus.

- Rico te butera, pétasse !"

Tsume ne releva pas. Elle se saisit d’un de ses dards soporifiques, qu’elle planta dans le cou de son ennemi. Elle déchira ensuite le T-shirt qu’il portait et s’en servit pour lui faire un garrot, afin de limiter l’hémorragie. Puis, elle poursuivit sa route. Le bureau de Rico n’était plus très loin, et elle y fut rapidement. Ses lunettes lui permirent de voir qu’il n’y avait qu’une seule forme dans la pièce : un homme, visiblement assis à un bureau, faisant face à la porte. Tsume rangea ses lunettes infrarouges, enclencha un nouveau chargeur dans son arme, et fracassa la porte.

- Ne bougez plus, Caine ! C’est terminé pour vous !"
- Ca, c’est ce que tu crois, connasse !"

Rico se leva et, avec une rapidité impressionnante, il sortit un revolver de sa ceinture et le pointa sur Tsume, puis tira sans prendre le temps de viser, touchant la Renarde au bras gauche. Tsume répliqua immédiatement en tirant trois balles en direction de Rico, et l’une d’entre elle lui déchiqueta la main droite, celle dans laquelle il tenait son arme. Le trafiquant hurla, et tomba à genoux en regardant incrédule sa main ensanglantée sur laquelle il ne restait plus que quatre doigts. Tsume braqua son arme vers la tête de Rico et lui intima une nouvelle fois l’ordre de ne plus bouger. Puis, elle saisit son talkie-walkie de son bras blessé et fit, malgré la douleur, un effort pour le porter au niveau de sa tête.

- Ici l’agent Tsume… Me recevez-vous ?"
- Tsume ? Ici Kiba, je te reçois cinq sur cinq. Où en es-tu ?"
- J’ai capturé Rico ainsi qu’une bonne dizaine de ses hommes. Les autres sont morts, et je suis blessée au bras gauche."
- C’est grave ?"
- Non, ça ira. Par contre, j’ai dû ouvrir le feu sur Rico pour le neutraliser, ça a gravement endommagé sa main droite et il saigne beaucoup."
- Bien reçu. Indique-moi ta position, et je viendrai te chercher."

Tsume indiqua l’adresse de la bâtisse à son collègue, puis, elle endormit Rico Caine grâce à un de ses dards. Sachant l’immeuble maintenant sécurisé, elle rangea son Desert Eagle et se servit de son bras valide pour transporter Rico jusqu’au parking. Une fois qu’elle y fut, elle enferma le trafiquant dans le fourgon, et elle s’assit à l’avant, à côté de Rachid qui était toujours évanoui. Kiba et plusieurs autres policiers arrivèrent peu après, accompagnés d’une ambulance. Pendant que deux policiers prenaient Rachid en charge, les médecins s’occupaient simultanément de soigner le bras de Tsume, et les mains de Rico et de son complice. Une fois l’opération accomplie, Tsume remonta côté passager dans le fourgon, à l’arrière duquel avaient été chargés les complices captifs de Rico, tandis que ce dernier et son dealer blessé étaient emportés par l’ambulance. Kiba s’assit à côté de sa collègue et il prit le volant.

- Tu sais, Tsu… Je suis heureux de voir que tu t’en sortes si bien. Mais tu aurais dû m’appeler lorsque tu es arrivée sur place, ça t’aurait grandement facilité la tâche."
- Je savais ce que je faisais."
- Ah ouais ? Et le flingue de Rico, tu l’avais prévu ? Si ce mec avait été un meilleur tireur, il t’aurait sûrement logé cette balle entre les deux yeux ! La prochaine fois que tu veux pourchasser un criminel, appelle-moi ! Nous sommes coéquipiers, je te rappelle !"

Tsume acquiesça, et Kiba mit le contact. Le moteur du fourgon bourdonna, et le véhicule disparut dans la nuit.

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MessageSujet: Re: Les histoires du Renard !   Ven 10 Juil 2009, 12:39 pm

je donnerai mon avis ce soir ici j'ai le flemme de lire xD
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MessageSujet: Re: Les histoires du Renard !   Ven 10 Juil 2009, 11:05 pm

trés bien !! et bien équipée la police belge Wink
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MessageSujet: Re: Les histoires du Renard !   Mer 02 Sep 2009, 6:06 pm

*Dépoussiérage de topic*

Voici la première histoire mettant en scène Kiba. C'est pas très long mais c'est là-dessus que je me suis "fait la main". En attendant mieux...


L’homme courait dans l’étroit couloir délabré. Il courait aussi vite qu’il le pouvait, malgré son souffle rauque et son épaule déchiquetée. Il courait comme s’il avait la mort aux trousses… Ce qui était d’ailleurs le cas. Lorsqu’il arriva au bout du couloir, il se heurta à un mur. De son bras valide, il frappa trois fois ce mur de toutes ses forces, comme s’il avait voulu le démolir. Peine perdue, il se retourna, pâle comme un linge, et fixa de ses yeux terrorisés l’ombre qui se rapprochait de lui, jusqu’à ce que le possesseur de cette ombre sortisse de la pénombre et, éclairé par la lumière blafarde de l’ampoule fixée au plafond, dévoile clairement ses traits. C’était un Furry, un Renard d’une taille impressionnante, environ deux mètres et demi de haut. Et si le couloir n’avait pas été aussi large, ses muscles énormes ne lui auraient pas permis de pourchasser cet homme qu’il avait à présent devant lui, et qui le fixait d’un regard dans lequel l’horreur se mélangeait au désespoir. Avant même que la bête n’eut esquissé un geste, l’homme se savait condamné.

- Je t’en supplie… Épargne-moi ! » Hurla-t-il d’une voix emplie de peur.

Le Renard, qui répondait au nom de Kiba, retroussa ses babines en un rictus de haine, dévoilant des crocs gros comme des pouces.

- Et lorsque ces trois gamins terrorisés que tu as torturés à mort t’ont supplié en te demandant la même chose… Que leur as-tu répondu ? » Répliqua-t-il sur un ton mêlant la colère et la haine.

L’homme poussa un cri de désespoir, et il se recroquevilla dans un coin du cul-de-sac où il se trouvait. Il ferma les yeux de toutes ses forces, et hurla de plus belle.

- Pardonne-moi, par pitié ! Je regrette d’avoir tué ces enfants, je le regrette ! Par pitié, ne me tue pas !!! »

Ignorant les supplications du bourreau d’enfants, la bête l’empoigna fermement par le col, le souleva à hauteur de son museau, et planta ses yeux verts emplis de fureur dans le regard éteint par la peur que l’homme arborait.

- Je me contrefous de tes excuses et de tes regrets ! Si je suis venu jusqu’ici, c’était justement pour te tuer, et tu pourrais me supplier à genoux pendant des heures, ça ne me dissuaderait pas de te massacrer ! Ce n’est pas en proférant des regrets hypocrites que tu ramèneras ces pauvres gosses à la vie, ce n’est pas parce que tu t’excuses que leurs familles arrêteront de les pleurer, et ce n’est pas parce que tu chiales que j’hésiterai à t’arracher la colonne vertébrale ! » Hurla le Renard en plaquant brutalement son interlocuteur contre le mur. De sa main libre, Kiba saisit l’homme à la gorge, et serra. Pas assez fort pour le tuer, mais néanmoins assez pour que ses griffes ornent le cou du tueur de cinq sillons rougeâtres.

- Si je le voulais, je pourrais te briser la nuque aussi facilement que l’on casse une brindille. Mais tu mérites de souffrir pour ce que tu as fait à ces enfants ! » Dit Kiba, tandis qu’une larme de rage coulait de son œil pour disparaître dans la fourrure de sa joue.

Sur ces mots, le Renard ouvrit grand les mâchoires, et, sans prêter attention aux cris et aux pseudo-regrets que l’homme proférait, il planta ses énormes crocs dans la chair flasque du ventre de celui qui, il y a deux mois, avait brisé l’existence de trois familles. Le cri de douleur que l’homme poussa en sentant la bête lui arracher les entrailles déchira la nuit, marquant à jamais les mémoires de tous ceux qui l’entendirent. Mais l’effroi qu’ils ressentirent en entendant ce cri inhumain ne fut rien par rapport à celui du complice du bourreau d’enfants, qui l’avait aidé à enlever ses trois innocentes victimes.

Car le lendemain, ce fut ce même complice qui découvrit le corps du tueur. Et il en passa le reste de ses jours dans un hôpital psychiatrique.

Inspiration :
- Turmion Kätilöt - Teurastaja
- Turmion Kätilöt - Mistä Veri Pakenee

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MessageSujet: Re: Les histoires du Renard !   Jeu 24 Déc 2009, 1:47 pm

Depuis les vacances d'Été, le projet de création d'un super-héros furry me trotte dans la tête et j'ai à plusieurs reprises eu envie d'écrire une histoire le mettant en scène. C'est finalement chose faite avec cet épisode qui servira en quelque sorte de Pilote le temps que je développe plus en profondeur l'histoire du personnage (ses originies, la façon dont il a obtenu ses pouvoirs) et j'espère que mon texte vous plaira...

Voici donc le premier épisode des aventures du Captain Vulpine ! :


L'ATTAQUE DU MÉTRO AÉRIEN
Le soleil de midi étendit ses rayons sur la gigantesque mégapole de Térapolis, la seconde plus grande ville du monde au sein de laquelle Humains et Zoomorphe cohabitaient dans une paix relative. A l’aube du quatrième millénaire, la surpopulation mondiale due à l’affluence nouvelle de cette seconde race artificielle avait nécessité, outre la colonisation de la Lune, l’édification de ces cités démesurées capables d’héberger une population chiffrée en centaine de millions d’habitants à l’intérieur de gigantesques buildings de verre et d’acier, à tel point que la ville avait été divisée en trois zones aériennes grâce à un système de paliers situés tous les 500 mètres (la Ville-Basse correspondait aux paliers un et deux, la Ville-Moyenne aux paliers trois et quatre et la Ville-Haute aux paliers cinq et six) symbolisés par les énormes ponts qui reliaient entre eux les titanesques immeubles du Centre. Certains habitants nés en hauteur n’ont par ailleurs jamais posé le pied sur le sol. En cette chaude journée d’Été, dans un appartement situé entre les paliers trois et quatre, Eric Vulpes, un Renard roux d’une vingtaine d’années, se détendait en compagnie de son meilleur ami, Simon Dupré, un humain du même âge mais que l’attitude et l’accoutrement faisaient ressembler à un adolescent.

- Ho, Eric… Le film va commencer, tu vas nous chercher un truc à bouffer en cuisine ? demanda Simon en étendant ses jambes sur la table-basse située devant eux.
- Tu comptes manger en regardant la « Vengeance de l’Éviscéraptor » ? T’as le cœur bien accroché j’espère, parce que t’as pas intérêt à me gerber dessus ! répliqua le Renard en se levant du fauteuil.

Il se dirigea vers la cuisine de Simon, probablement la pièce qu’il détestait le plus… Car si son ami ressemblait physiquement à un ado, il en avait également le soin ; une pile de vaisselle sale s’entassait dans l’évier, une part de pizza couverte de champignons qui, à l’origine, ne devaient pas s’y trouver se décomposait sous un meuble et le sac-poubelle était plein à craquer. Poussant un soupir de désolation devant le désordre ambiant, Eric ouvrit le frigo et en sortit un reste de nouilles froides. Mais alors qu’il s’apprêtait à les faire chauffer, il entendit la voix de Simon provenir de la pièce d’à-côté.

- ERIC ! FAUT QUE TU VIENNES VOIR ÇA ! cria-t-il.

Délaissant la casserole, le Renard retourna en trombe dans le salon, ouvrant la porte à la volée pour voir, sur l’écran de la holo-vision, le visage du présentateur de Bad News, un journal d’informations spéciales qui, comme son nom l’indique, est fort rarement porteur de bonnes nouvelles.

« Coup de théâtre à la Ville-Haute, commenta-t-il, des membres d’un groupe terroriste anti-humain appelé les Griffes du Monde Nouveau ont détourné une rame du métro aérien dans laquelle ils ont posé une bombe et menacent de le faire dérailler sur la mairie si le Maire ne signe pas dans les deux heures l’avis d’expulsion de la totalité des citoyens humains du secteur. Leur leader, le célèbre Shawn Ratson, déjà bien connu des services de police, est à bord du véhicule et n’hésitera pas à mettre ses menaces à exécution si sa volonté n’est pas respectée. Plus d’infos après une page de publicité… »

Les deux amis restèrent sous le choc.

- Dis-donc, vieux… Ce Ratson, là, c’était pas lui le commanditaire de cet attentat sanglant il y a cinq ans ?

Le Renard ne sut quoi répondre. Simon avait raison : la Ville-Haute gardait encore les stigmates de la folie meurtrière de Shawn Ratson qui, cinq années auparavant, avait projeté un croiseur aérien bourré d’explosifs sur le sommet de la « Flèche Millénaire », l’un des plus grands immeubles de Térapolis, détruisant ainsi la quasi-totalité de son sixième pallier. Près de dix mille personnes avaient trouvé la mort ce jour-là, parmi lesquelles sept mille humains, faisant ainsi de Ratson le terroriste le plus recherché du pays. Le voir refaire surface ainsi, en personne, pour mener une autre opération anti-humaine avait de quoi surprendre quand on sait que tout policier qui l’intercepterait n'aurait aucun scrupule à l’abattre sommairement.

- Eric…
- Oui… Je m’en charge. Passe un coup de fil à Rachel et dis-lui de prévenir la police locale que je m’occupe de Ratson !

Sur ces mots, le Renard se précipita vers la porte de l’appartement mais, au moment de tourner la poignée, il se ravisa et s’adressa de nouveau à son ami.

- Ah, et n’oublie pas d’enregistrer le film ! lui lança-t-il.

Laissant là Simon, qui composait déjà le numéro d’une main tremblante sur le téléphone, Eric courut dans le hall, bousculant plusieurs personnes sur son passage et se rua dans l’ascenseur. Il eut vite fait d’atteindre le dernier étage du sixième pallier et, une fois qu’il y fut, il s’avança de la démarche la plus naturelle possible vers le fond du couloir, où se trouvait l’escalier menant sur le toit. Il lui fut facile de passer inaperçu, la plupart des personnes présentes dans ce large hall étant regroupée autour d’une holo-vision fixée au plafond qui montrait des images du métro aérien lancé à toute vitesse. S’assurant que personne ne le voyait, Eric grimpa les escaliers et arriva sur le toit. Jetant un coup d’œil circulaire pour s’assurer qu’il était seul, il referma la porte d’accès et fit quelques pas en avant. Un vent glacé lui fouettait le visage, la température au sommet de cette tour était fort basse en raison des trois mille deux cent mètres qui séparaient le toit du sol. Eric prit une profonde inspiration et regarda sa main droite, à l’index de laquelle était passé un petit anneau noir qui se fondait quasiment dans sa fourrure de couleur identique. Les yeux clos, le Renard ferma le poing de toutes ses forces et le leva au-dessus de sa tête. Sa bague se mit à briller et passa du noir au gris, puis finalement à l’argenté avant d’irradier d’une lumière blanche aveuglante. Eric sentit une chaleur intense l’envahir, comme à chaque fois, il avait l’impression de plonger dans un bain chaud. La lumière blanche de son anneau engloba bientôt tout son corps et la transformation commença… Ses muscles prirent du volume pour devenir saillants sous la fourrure, ses yeux verts devinrent noirs cernés d’azur et sa tête s’orna de cheveux ébouriffés aux teintes similaires. Ses vêtements laissèrent place à une combinaison noire qui, exception faite de sa tête et de sa queue, lui recouvrit tout le corps. Cette combinaison fut ensuite complétée par des gantelets et des bottes de métal ainsi que par un plastron qui lui recouvrait la poitrine et un protège-bassin retenu à la taille par une ceinture. Un casque à visière fumée qui laissait passer ses oreilles et une cape noire battant le vent vinrent compléter cet ensemble. Ayant achevé sa métamorphose, qui ne dura qu’une seconde même s’il avait l’impression de se transformer durant de longues minutes, Eric s’avança d’un pas lent vers le rebord du toit et posa un pied dessus. Plus loin, il pouvait voir, en périphérie, les rails électromagnétiques du métro aérien, maintenus en l’air grâce à de solides piliers.

- N’ayez crainte, citoyens ! Le Capitaine Vulpine arrive ! lança le justicier en pointant du doigt l’horizon.

Sur ces mots, le Renard sauta dans le vide et, après un majestueux piqué, il redressa en flèche, filant à toute vitesse vers le circuit du métro, bras tendus devant lui. Une fois qu’il eut atteint les rails électromagnétiques qui permettaient aux rames de se déplacer, il les remonta à toute vitesse dans l’espoir de rattraper l’engin fou. Il ne lui fallut pas longtemps pour apercevoir la rame en question, qui devait filer à une vitesse proche des 400 km/h. Joignant ses mains pour fendre l’air encore plus vite, Vulpine fonça à toute allure, oreilles rabattues afin d’éviter que le vent ne s’y engouffre, se rapprochant progressivement du véhicule. S’il déraillait dans un tournant, les dégâts, même sans l’explosion de la bombe, seraient considérables. Il fallait à tout prix arrêter ce train !

Après d’interminables minutes de vol à pleine vitesse, le justicier parvint finalement à agripper l’échelle attachée derrière le dernier wagon, entre les deux réacteurs qui propulsaient le véhicule. Portant la main à sa ceinture, Vulpine en détacha un cylindre métallique d’une vingtaine de centimètres entouré en son milieu d’une bande de latex facilitant la préhension et au-dessus de laquelle se trouvait un petit bouton sur lequel le Renard appuya. Cela eut pour effet de déployer une sorte de petite arche de part et d’autre de l’extrémité du tube, qui s’orna alors d’une lame d’énergie blanche longue de près d’un mètre. Vulpine fit entrer cette lame dans le mur du wagon aussi facilement qu’un couteau rentre dans le beurre et se tailla une entrée avec une dérisoire facilité malgré l’épaisseur de ce mur d’acier. Arrachant la « porte » ainsi créée, qu’il jeta dans le vide après s’être assuré qu’il n’y avait rien en contrebas, le renard entra. Comme prévu, il se trouvait ici dans les toilettes du métro, toujours situées à l’arrière du dernier wagon, car certains trajets pouvaient durer fort longtemps en raison du fait qu’il n’y a que peu de rames proportionnellement au nombre d’habitants. Alors qu’il rangeait son épée, l’attention du Capitaine fut attirée par un bruit à côté de lui : quelqu’un était en train d’ouvrir la porte. Se préparant à se défendre face à un éventuel agresseur, Vulpine se retrouva en face d’un Chacal qui tenait à la main un fusil à impulsion, arme redoutable chez un combattant expérimenté.

- Hé ! Mais qu’est-ce que…, commença-t-il, mais avant qu’il n’ait pu achever sa phrase, le justicier lui décocha un direct du droit qui projeta le malfrat contre le mur du fond du wagon avec une telle violence qu’il en perdit connaissance. Sortant des toilettes, Vulpine remarqua, ligotés sur un siège, le pilote et une hôtesse, humains tous les deux. Rompant leurs liens à mains nues, le Renard les libéra.

- Capitaine Vulpine ! Dieu merci vous êtes là ! Je vous en prie, sauvez-nous ! implora l’hôtesse.
- Calmez-vous, c’est pour ça que je suis venu. Dites-moi, combien sont-ils ?
- Cinq : celui que vous venez de frapper, plus trois autres et Ratson lui-même qui a posé la bombe dans le poste de pilotage, répondit le pilote.
- Y a-t-il d’autres civils à bord ?
- Non… Tous les passagers étaient des zoomorphes, ils les ont fait descendre avant de prendre le contrôle de la rame.
- Bien. Restez ici et surveillez ce gars-là, dit Vulpine en désignant du doigt le terroriste assommé, je vais nettoyer le reste du métro et puis j’aurai besoin de vous pour arrêter ce véhicule avant qu’il ne déraille.

(Thème musical : The Prodigy - Voodoo People)

Laissant là les deux humains, qui ligotèrent le Chacal à leur place, Vulpine sortit du wagon pour entrer dans le suivant. Il en avait dix à parcourir avant d’arriver à Ratson et il fallait s’assurer qu’aucun membre des Griffes du Monde Nouveau ne soit encore debout lorsqu’il y parviendrait. Le justicier s’avança d’un pas méfiant à travers le wagon désert. Ce dernier, tout comme le reste de la rame, mesurait dix mètres de long sur trois de large et les banquettes installées de part et d’autre étaient assez serrées entre elles. Peu de cachettes potentielles, c’était parfait. Il traversa le reste du wagon d’un pas plus assuré et, saisissant la poignée de la porte menant au compartiment suivant avec une certaine méfiance, il parvint, en tendant l’oreille, à entendre des voix à l’intérieur. Ouvrant la porte à la volée, il se retrouva face à deux autres membres des Griffes, une Hyène mâle et un Loup noir, tous deux armés du même genre de fusils. En voyant Vulpine, ils épaulèrent mais le justicier fut plus rapide : d’un bond, il s’interposa entre eux et écarta violemment les bras, les projetant tous les deux à travers les fenêtres latérales du compartiment. Mais en sa condition de héros, le Renard ne pouvait pas se permettre de les laisser mourir ainsi. Il s’envola à travers la fenêtre qui avait été traversée par l’Hyène et plongea en piqué afin de la rattraper. Il réussit, en réalisant un revers en crochet, à attraper sous son bras le terroriste juste à temps pour lui empêcher de s’empaler sur une antenne radio de la Ville-Moyenne et, sans décélérer, il fila à toute allure vers la seconde Griffe. Une odeur désagréable parvint aux narines du justicier et, à la façon dont l’Hyène tremblait, il devina qu’il venait de se pisser dessus tant il avait eu peur. Ignorant cette pestilence, Vulpine rattrapa in extremis le second terroriste, juste au moment où il allait s’écraser sur le toit de béton d’un immeuble en construction. S’arrêtant pour les déposer, le Renard les força à s’adosser à une même poutrelle de métal sous le regard intrigué des ouvriers. Il ramassa ensuite une longue perche de fer et la tordit autour des deux bandits pour ainsi les « ligoter » à la poutre.

- Voilà. La police viendra vous délivrer d’ici peu de temps, leur dit le Renard d’un air satisfait.
- Tu devrais avoir honte de protéger les humains, espèce de traître à ta race ! lança le Loup
- Je ne fais que protéger les innocents dont la vie est mise en danger par les tarés dans ton genre. Pour ce qui est du reste, je me contrefiche que vous me détestiez ou m’insultiez !
- M… Mais moi, je t’aime bien ! lança l’Hyène, qui était toujours agitée de tremblements incontrôlables.

Laissant là les deux malfrats, Vulpine redécolla en direction des rails du métro, qui l’avait entretemps bien distancé. Après une nouvelle course à toute vitesse contre le train fou, le justicier atteignit l’une des deux fenêtres brisées et rentra à l’intérieur du plus vite qu’il put. Il se dirigea ensuite vers la porte du compartiment mais, alors qu’il allait l’atteindre, elle s’ouvrit à la volée sur un Lynx armé d’un vieux Desert Eagle qui ouvrit le feu avant même que Vulpine ait pu esquisser un mouvement.

- Prends ça, salopard ! Ah, tu te crois capable de nous arrêter ! Bah essaie d’abord d’arrêter mes pruneaux ! lança le félidé tout en tirant cartouche sur cartouche. Mais ses balles ne causèrent pas le moindre mal au Renard : celles qui touchaient son armure ricochèrent en sifflant et celles qui atteignirent les parties non-protégées de sa combinaison ne firent que la pénétrer sans pour autant être capables d’endommager sa peau, contre laquelle elles rebondirent telles des billes de plastique. Comme il ne restait plus qu’une balle dans son chargeur, le Lynx changea de tactique.

- Alors, belles-oreilles, tu es prêt à te rendre ? lança le Renard avec un sourire de vainqueur.

C’était l’occasion que le félidé attendait : avant que le justicier n’ait fermé la bouche, il redressa son Deagle en direction du visage du héros et lui tira une balle entre les mâchoires. Vulpine rejeta la tête en arrière et tituba.

- Ouais ! Bouffe-moi ça, connard ! lança le Lynx en ricanant.

Mais son sourire disparut aussi sec lorsque le Renard rabaissa la tête pour de nouveau fixer son adversaire. Il souriait, la balle de calibre 357 serrée entre ses dents.

- Merci, mais je ne digère pas le plomb ! lança-t-il sur un ton ironique en recrachant le projectile.

Le Lynx, paniqué, voulut enclencher un nouveau chargeur dans son arme mais avant qu’il n’y soit parvenu, Vulpine l’assomma d’un brutal crochet du gauche à la mâchoire, ce qui le fit trébucher sur le côté. Il se cogna violemment contre le cadre de la porte et tomba à la renverse. Agrippant les rebords de ce même cadre, le Renard sauta à pieds joints sur le ventre de son adversaire inconscient et continua sa route, effectuant un rapide calcul mental ; « Alors… Celui du dernier wagon, plus les deux que j’ai défenestré, plus celui-ci… Ça fait quatre sur cinq. ‘Manque plus que Ratson et j’en aurai fini avec eux. ».
Le héros traversa en courant les derniers wagons, il n’y avait plus de temps à perdre. Lorsqu’il arriva devant la porte de la cabine de pilotage, il la fit sortir de ses gonds d’un coup de pied. Shawn Ratson était là, lui tournant le dos, appuyé sur le panneau de contrôle. A deux pas de lui se trouvait la fameuse bombe, qui avait à peu près la taille d’un ballon de rugby et était composée d’un large cylindre de métal parcouru de fils électriques, autour duquel étaient accrochés une dizaine de cylindres plus petits, et coiffé d’un dôme noir.

- Vulpine… Pourquoi votre présence en ces lieux ne m’étonne-t-elle guère ? dit lentement le terroriste sans se retourner.
- Vous vous doutiez bien que j’allais venir vous mettre des bâtons dans les roues ! Pensiez-vous vraiment que j’allais vous laisser détruire la mairie ?
- Ah, la mairie… Mon pauvre renard, vous avez vous aussi cru à ce bobard ?
- Pardon ?

Ratson se retourna, un sourire vicieux sur les lèvres. C’était un Rat d’une quarantaine d’années au pelage châtain, assez costaud et vêtu d’un long trench-coat bordeaux dont le dos était orné d’un sac de toile kaki. Une prothèse métallique couvrait la partie droite de son visage, arrachée il y a dix ans par une décharge de chevrotine.

- Vous n’êtes pas très futé pour un héros, dit le Rat d’une voix hautaine. Quel intérêt aurais-je à détruire le siège administratif de la ville ? Je voulais juste que ces idiots de policier concentrent leurs effectifs sur un lieu dont je ne m’approcherai même pas… Ma véritable cible, Vulpine, c’est le « Pic d’Adam » !

Vulpine se raidit… Comment n’y avait-il pas pensé ? En effet, pourquoi Ratson irait-il attaquer un édifice tel que la mairie pour obtenir quelque chose qu’il pouvait faire de lui-même ? Le « Pic d’Adam » est un gigantesque immeuble peuplé essentiellement d’humain, c’est par ailleurs la raison pour laquelle il fut nommé ainsi. Un sourire malsain se dessina sur le visage de Shawn Ratson devant l’expression horrifiée de Vulpine. Satisfait de son petit effet, le terroriste poursuivit.

- Voyez-vous Vulpine, d’ici quelques kilomètres, nous prendrons un tournant après lequel ce métro descendra vers la Ville-Moyenne. Pour effectuer cette descente, il emprunte une pente assez raide qui se poursuit en ligne droite avant un virage en angle droit. Et à quelques dizaines de mètres de ce virage se trouve le troisième palier du « Pic d’Adam ». Ma bombe dispose non seulement d’une charge explosive mais également d’un dispositif à IEM qui neutralisera les fonctions électriques du train. J’activerai ce dispositif à mi-chemin entre la pente et le virage ; le rail fera ainsi office d’une rampe de lancement pour ce véhicule, qui sera propulsé à pleine vitesse contre sa cible et explosera, selon mes calculs, quelques secondes après l’impact contre l’immeuble. Et la charge explosive de ce petit bijou combiné au carburant hautement inflammable de ce métro sera, croyez-moi, largement suffisante pour couper le Pic en deux et le faire s’effondrer comme un domino !

La perspective de cette destruction était terrifiante. Vulpine sentit un frisson glacé lui parcourir la colonne vertébrale.

- Je ne vous laisserai pas faire, Ratson ! Et je vais vous faire payer pour votre attentat d’il y a cinq ans !
- Désolé Vulpine, mais les morts ne peuvent rien empêcher !

Sur ces mots et avec une rapidité surprenante, le terroriste sortit de sous son manteau une arme que le justicier identifia comme étant la fameuse mitrailleuse laser PG666, l’arme de prédilection des soldats et mercenaires de tout poil qui, en apparence, était fort proche de la Sten MK II employée par les militaires britanniques pendant le seconde guerre mondiale, exception faite de sa couleur rouille et de la forme du canon, dépourvu d’embout et à l’orifice fort large au fond duquel une antenne irradiait d’une lumière rouge.

- Adieu, stupide renard ! lança Ratson en ouvrant le feu. Le Capitaine Vulpine eut tout juste le temps d’étendre ses bras devant lui pour former un bouclier d’énergie blanche qui absorba les tirs du Rat, qui se présentaient sous forme de boules-laser rouge et protégea le justicier de leurs effets dévastateurs. Car si sa peau pouvait résister à un tir courte portée de Desert Eagle, les projectiles d’armes telles que le PG666 pourraient lui causer de graves brûlures… Ce qui est plutôt modéré comparé au fait qu’une seule de ces balles-laser est suffisante pour couper en deux un homme normal. Maintenant avec difficulté son bouclier mis à mal par ces projectiles, Vulpine s’avança lentement vers Ratson. Le criminel continuait de tirer en rafale, poussant un cri de rage qui augmentait au fur et à mesure que le Renard se rapprochait. Finalement, lorsque ce dernier ne fut plus qu’à un mètre de lui, l’arme du terroriste émit un « clic » caractéristique… Le chargeur d’énergie était vide. Shawn voulut en enclencher un autre mais le justicier ne lui en laissa pas le temps et, profitant de cette vulnérabilité de son adversaire, il agrippa Ratson par le col et le projeta violemment à travers la vitre droite de la cabine.

- Ça, c’est de la part de toutes les victimes de la « Flèche Millénaire » ! cria le Renard tandis que le terroriste tombait vers sa mort.

Un vent glacé s’engouffra dans le poste de pilotage mais Vulpine ne s’en préoccupa pas… Il avait plus important à faire. Reportant son attention sur la bombe, il s’agenouilla à côté d’elle et, d’une main tremblante, il ouvrit un clapet sur son gantelet gauche, révélant un petit écran, un micro et un clavier miniaturisé. Se concentrant pour que son doigt cesse de trembler, il composa le numéro du commissariat et l’écran s’alluma. Le visage qui apparut était celui du Commissaire Général, un Rottweiler d’une cinquantaine d’années à la fourrure grisonnante.

- Ah, Vulpine ! Rachel m’a averti de votre intervention, où en êtes-vous ?
- J’ai neutralisé les terroristes…
- Et Shawn Ratson ?
- Il vole avec les anges. J’ai trouvé la bombe qu’il a posée, j’ai besoin que vous me passiez d’urgence un expert en déminage !
- Bien, un instant je vous prie…

L’écran se brouilla et lorsque l’image réapparut, le Commissaire avait cédé place à un Fennec quarantenaire avec l’expression blasée de celui qui en a vu d’autres. Son oreille gauche était en piteux état et, du même côté de sa tête, un bandeau noir cachait son œil mort.

- Salut gamin, dit-il en mâchonnant une cigarette.
- Salut « C4 », répondit Vulpine d’une voix nerveuse.
- Montre-moi le monstre.

Le justicier étendit son bras devant lui, se saisit de la bombe et la porta à hauteur de l’écran pour que le démineur puisse la voir.

- Ah ouais, quand même…
- Oui, je sais… Assez puissante pour couper en deux le « Pic d’Adam », qui était, entre parenthèses, la véritable cible de Ratson.
- Je vois… Bon, pour commencer, dévisse la tête d’ogive mais SURTOUT, fais bien attention à ne pas appuyer dessus, ça ferait tout péter.

Vulpine respira profondément pour garder son calme. Il se saisit du dôme noir en le tirant légèrement vers le haut pour éviter tout risque de détonation et le dévissa lentement. Lorsqu’il lui resta en main, le justicier poussa un profond soupir de soulagement.

- Bien joué, gamin. Ce modèle de bombe était utilisé par l’armée humaine pendant la Guerre, ils en employaient souvent une version modifiée lors des raids aériens.
- Merci pour le cours d’histoire. Je fais quoi maintenant ?
- Regarde à l’intérieur. Tu vois les fils de couleur qui rejoignent le voyant lumineux ?

Il était difficile de ne pas les voir. Trois fils rouges parcouraient la cavité pour rejoindre au centre trois fils noirs et leur intersection était masquée par une ampoule de couleur rouge. De part et d’autre de cette ampoule se trouvaient divers circuits imprimés.

- Oui, je les vois.
- Parfait. Pour commencer, tu va détacher les extrémités des deux fils rouges externes de la base du voyant lumineux et ensuite, tu les ramènes sur les diodes en forme de « T ».

Vulpine s’exécuta. Il détacha les fils du voyant lumineux et en ramena les extrémités détachées sur le centre de deux diodes en forme de T ornées d’une plaque métallique qui semblait faite pour ça.

- Voilà.
- C’est bien, tu te débrouilles comme un chef. Maintenant, tu fais pareil avec les fils noirs.

Le Renard obéit et, lorsqu’il eut accompli l’opération, l’ampoule émit un « bip » sonore et se mit à clignoter.

- Hé, C4 ! C’est quoi, ça ?
- Ça, c’est bon signe. Ça signifie que tout va péter dans dix minutes.
- QUOI ?! Et t’appelles ça un bon signe ?!
- Oui, car l’explosion de ce genre de bombe peut être activé par un détonateur à distance. Mais maintenant que l’explosion est programmée, même si un des complices de Ratson qui se serait caché à l’écart possédait le détonateur, il ne pourrait plus rien faire. De plus, il ne te faudra maintenant plus qu’une minute à peine pour achever de désamorcer l’engin.
- Et comment je fais ?
- Facile, il te suffit de… Oh, merde ! Vulpine, fais gaff…

« C4 » ne termina pas sa phrase ; un projectile laser frôla l’avant-bras du Renard, arrachant au passage l’écran. Le Capitaine Vulpine se tourna vers la droite et vit Shawn Ratson, bien vivant, en train de lui tirer dessus avec son arme. Il avait échappé à la mort grâce à un jet-pack dissimulé dans son sac à dos et volait maintenant à la poursuite du train en tirant de redoutables rafales qui perforaient la carlingue du véhicule. Générant de sa main droite un bouclier d’énergie afin de se protéger des projectiles meurtriers, Vulpine se saisit de la bombe et l’attacha à sa ceinture. Puis, profitant d’un providentiel enraiement de la mitraillette de Ratson, il s’élança à sa poursuite.

(Thème musical : Viewtiful Joe OST : Captain Blue)

Si jamais une balle-laser venait à percer le réservoir du métro, le véhicule exploserait, détruisant une partie du rail et son épave tomberait vers la Ville-Basse. Le terroriste parvint à rétablir la capacité de tir de son arme juste à temps pour ouvrir le feu sur Vulpine au moment où ce dernier s’apprêtait à lui envoyer un coup de pied ; le projectile du Rat atteignit le justicier en pleine poitrine mais, heureusement, son plastron, qui s’orna néanmoins d’une trace noirâtre à l’impact, le protégea des ravages potentiels dont cette arme était capable. Se tournant sur le dos pour continuer à mitrailler le Renard, Ratson augmenta la vitesse de son jet-pack, filant à toute allure tandis que, tenant des deux mains la crosse de son fusil qu’il avait passé entre ses jambes, il maintenait un feu nourri en direction du justicier qui faisait de son mieux pour esquiver les projectiles mortels du Rat car maintenir un bouclier d’énergie en se déplaçant à une telle vitesse n’est pas chose aisée. Soudainement, le métro, qui filait à toute allure à côté d’eux, se mit à ralentir. Vulpine tourna la tête et vit le pilote, levier de vitesse en main, lui adresser un signe avant que le véhicule ne prenne un virage menant à une pente, la fameuse « rampe de lancement » que Ratson comptait employer pour projeter le train sur le Pic.

- Ah ! Votre plan est définitivement à l’eau, Ratson ! Abandonnez donc le combat ! lança le Renard, triomphant, en pointant son adversaire du doigt.
- Vous parlez trop, Vulpine ! Peut-être avez-vous sauvé le métro, mais que pouvez-vous faire face à ça ?

Brusquement, le terroriste se tourna dans la direction du « Pic d’Adam » et ouvrit le feu, tirant plusieurs rafales en direction de l’édifice, faisant voler en éclats moult fenêtres et ornant les murs de larges impacts tout en éclatant d’un rire empli de folie meurtrière. Le justicier poussa un cri d’horreur et, profitant de l’attention détournée du terroriste, il fonça sur lui et lui envoya un violent uppercut à la poitrine qui propulsa Ratson une centaine de mètres plus haut, la brutalité du choc s’étant associée à la poussée du réacteur de son jet-pack. Vulpine vola à la poursuite de son adversaire dans le but de l’achever d’un coup de coude qui le renverrait vers le bas mais, à sa grande surprise, Ratson, qui aurait pourtant dû avoir eu le thorax défoncé par l’uppercut, esquiva l’attaque et se déporta sur le côté.

- Quoi ? Comment ?...

Le visage du Rat s’orna d’un grand sourire et, doucement, le terroriste remonta un pan de sa chemise, révélant une plaque en fonte déformée par le coup du Renard, fixée sur sa poitrine avec des lanières de cuir synthétique.

- Je n’ai même pas eu mal, Vulpine ! Je suis quelqu’un d’extrêmement prévoyant, c’est pour ça que la police ne m’a jamais attrapé et que je suis toujours en vie !
- Vous avez raison… Il est grand temps d’y remédier !

Sur ces mots, le justicier détacha son épée de sa ceinture et l’activa, se mettant en garde.

- Oooh, une lame d’énergie ! On n’arrête pas le progrès ! lança Ratson sur un ton cynique pour masquer la frustration due au fait qu’il avait lâché sa mitrailleuse lorsque Vulpine l’avait frappé. Rentrant ses bras dans son manteau, le Rat en sortit non pas une, mais bien deux épées similaires à celle utilisée par le Renard justicier. Il les activa et chacune s’orna d’une lame de couleur rouge. Vulpine blêmit. Les lames d’énergie sont les armes blanches les plus dangereuses au monde pour la simple et bonne raison que rien de matériel ne leur résiste, pas un alliage, pas un minerai ne pouvait arrêter leur lame, au mieux la ralentir… Ce genre d’épée pouvait trancher en deux une canette en fer blanc ou une enclume d’acier trempé avec la même facilité. Et les pièces d’armure portées par le Capitaine Vulpine avaient beau être constituées d’adamantium, nul doute qu’elles ne parviendraient pas à arrêter les faisceaux mortels des deux sabres de Ratson. Mais même s’ils se retrouvaient à présent à armes égales, le justicier conservait toujours deux grands avantages sur son adversaire ; premièrement, il n’avait pas besoin d’un jet-pack pour se maintenir en l’air et disposait donc d’une plus grande facilité de mouvement. Et deuxièmement, même si Ratson était très fort, Vulpine possédait pour sa part une force physique dix fois supérieure à la normale.

Le terroriste s’élança vers lui, armes à la main. Le Renard bloqua son double coup de sabres de sa lame et contre-attaqua mais le Rat parvint à esquiver le coup que son adversaire canin tenta de lui porter au cou. A son tour, Vulpine fondit sur Ratson et lui donna deux grands coups d’épée mais le terroriste parvint à les parer et, bloquant la troisième attaque du Renard d’une de ses lames, il tenta d’utiliser la seconde pour l’empaler mais heureusement, le justicier avait de bons réflexes et recula juste à temps pour éviter une sérieuse blessure. Mettant dix mètres d’écart entre lui et Ratson, Vulpine forma une boule d’énergie dans sa main libre et la lança vers le Rat, qui la détourna d’un coup de sabre, l’envoyant exploser sur une affiche publicitaire de la Ville-Moyenne. Le criminel ne laissa pas le temps à Vulpine de préparer un autre projectile et lui fonça dessus, sabres en avant, mais le Renard para cette nouvelle attaque d’un puissant coup d’épée, qui éjecta de sa main le sabre gauche de son adversaire, le forçant à reculer pour éviter un revers de la lame blanche du justicier, qui manqua de le trancher en deux. Mais Vulpine, emporté par son désir de tuer Ratson, avait porté ce coup d’épée avec une telle brutalité qu’il fut emporté par son élan et, bondissant sur l’occasion, le terroriste lui porta un vif coup de lame au bras droit. La douleur provoquée par cette entaille brûlante déstabilisa le héros, qui en lâcha son arme. La plaie était profonde mais heureusement, grâce à son pouvoir de cicatrisation accélérée, Vulpine s’en remettrait vite. Réalisant qu’il était maintenant désarmé, le justicier bloqua une nouvelle attaque de Ratson en générant un bouclier d’énergie au bout de sa main gauche, seule chose capable d’arrêter un coup de cette arme, et contre-attaqua en envoyant un coup de pied à la poitrine du Rat, le projetant en arrière. Nul doute que sa plaque de fonte l’avait protégé mais Vulpine s’en souciait peu… Il n’avait pas spécialement voulu lui faire mal en lui portant ce coup mais juste l’éloigner assez pour trouver une parade à sa prochaine attaque. C’est alors qu’un « bip » sonore retentit à son côté : la bombe de Ratson se rappelait à son souvenir et Vulpine constata, horrifié, que le voyant rouge s’était éteint, laissant place à un « 10 » en chiffres digitaux, qui se changea en « 9 », puis en « 8 »… Le justicier eut alors une idée de génie pour se débarrasser de la bombe et de son adversaire ; il l’arracha de sa ceinture et la lança le plus fort possible en direction de Shawn Ratson.

- Ho, Ratson ! Cadeau ! cria-t-il pour accompagner son geste.

Pris au dépourvu, ne s’attendant pas à ça, le Rat attrapa la bombe au vol dans un réflexe et, réalisant de ce dont il s’agissait, il voulut pousser un cri d’horreur… Mais n’en eut pas l’occasion. Dans un vacarme assourdissant, l’engin infernal explosa et Vulpine eut tout juste le temps de s’englober d’un bouclier d’énergie avant que le feu de l’explosion ne l’atteigne. Maintenant péniblement en place sa protection, le justicier eut l’impression que le temps s’écoulait au ralenti. Mais en dépit de l’effort fourni, il ressentait une profonde satisfaction : Shawn Ratson était mort.

La lumière aveuglante générée par l’explosion se dissipa. La déflagration avait certainement brisé nombre de fenêtres mais elle avait explosé trop loin des constructions pour endommager sérieusement un immeuble. Poussant un soupir de satisfaction, le justicier fila en direction des rails, qu’il remonta jusqu’à atteindre le métro aérien sur le point d’entrer en gare. Lorsqu’il entra dans la ville moyenne, tous les humains présents l’acclamèrent et il adressa des signes de la main à la foule. Comme il l’avait deviné, nombre de vitres avaient éclaté mais c’était tout de même moins grave que l’effondrement d’un édifice tel que le « Pic d’Adam ». Il s’arrêta sur le quai de la gare où l’attendaient déjà la police et la presse. Le Commissaire en personne vint le féliciter.

- Bien joué, Vulpine. J’ai vu votre petit combat aérien contre Ratson. Du grand art !
- Merci, Commissaire.
- Oui, vous pouvez vous vanter d’avoir débarrassé le monde d’une sacrée ordure… Certes, il y aura des dommages à réparer mais au nom de la ville toute entière, je vous remercie d’avoir mené à bien cette mission particulièrement risquée.
- Oui, ce fut risqué… Mais depuis des siècles maintenant, humains et zoomorphes se côtoient. L’harmonie entre nos deux races ne s’est soldée qu’après une guerre sanglante et nous ne pouvons prendre le risque que les actions de terroristes tels que Shawn Ratson réveillent les rancunes endormies. Et maintenant, vaillants gardiens de la paix, chers citoyens, je dois vous quitter pour m’en retourner dans mon repaire.

Et, sur ces mots prononcés d’une voix qui se voulait noble, le justicier reprit son envol et fit plusieurs fois le tour du Pic d’Adam avant de disparaître derrière un nuage sous un nouveau tonnerre d’applaudissements.

-Épilogue-

Le soleil de midi avait cédé sa place à la lune, qui faisait tomber ses rayons argentés sur la gigantesque ville. Simon était assis à la table de sa cuisine tandis qu’Eric s’affairait au fourneau à faire cuire une de ces variétés de viande artificielle créée pour que les carnivores invétérés puissent malgré tout vivre au sein de cette société mixte. Le bruit de la clé que l’on tourne dans la serrure attira leur attention. Eric jeta un coup d’œil par la porte ouverte de la cuisine et vit une jeune Écureuille de leur âge, vêtue d’un jeans noir et d’un top à bretelle unique de la même couleur entrer dans le salon avec un sac à la main.

- Tiens, salut Rachel ! lança le Renard en la reconnaissant.
- Quel bon vent t’amène, Rach’ ? poursuivit Simon sans quitter des yeux son assiette.

La rongeuse ne répondit pas. Elle entra dans la cuisine, fit la bise à Eric et serra la main à Simon, puis, elle posa son sac sur la table et l’ouvrit.

- Eric, tous les journaux de la ville ont déjà un article sur ta petite intervention de ce midi !
- Oh, les nouvelles vont vite !
- Comme tu dis. Les avis sont assez mitigés : Humanews t’a placé en première page et t’encense à chacune de ses lignes. Par contre, le New World Times qui, comme tu le sais, est sympathisant des Griffes, souligne le fait que tu aies « causé de graves dommages à la ville » et « blessé plusieurs civils ».
- Et c’est pour ça que t’es venue, pour me dire que cette feuille de chou qu’est le NWT me descend en flammes comme à son habitude ?
- Disons plutôt que je suis venue te rapporter… Ceci ! dit Rachel en sortant de son sac l’épée d’Eric.
- Mon arme ! Je suis vraiment content que tu me la ramènes !
- Un brave citoyen l’a retrouvée dans les tréfonds de la Ville-Basse et l’a apportée aux policiers. Vu qu’elle avait souffert de sa chute, nos scientifiques l’ont réparée.

Le Renard, satisfait, activa sa lame blanche et décrivit un arc de cercle dans l’air avant de l’éteindre.

- Puisque tu es là, Rachel, ça te dirait de regarder la « Vengeance de l’Éviscéraptor » avec nous ? Simon l’avait enregistré, justement.
- C’est gentil Eric mais, comme tu le sais, je n’aime pas ce genre de nanars d’horreur. Pourquoi ne pas plutôt aller au cinéma, c’est la grande première de la « Légende Céleste » ce soir !
- Le film biographique sur le Capitaine Sky ? Je suis partant !
- Et toi, Simon ?
- Borf… M’ouais, s’tu veux, répondit l’humain en terminant son steak.

Les trois amis sortirent de l’appartement et prirent l’ascenseur pour atteindre le pallier supérieur, sur lequel se trouvait le site du Terapolis Grand Theater, le plus prestigieux cinéma de la ville. Mais alors qu’ils traversaient l’énorme pont qui y menait, une fusillade sur la droite attira leur attention et ils virent passer, sous le pont, trois voitures volantes noires poursuivies par des jets de la police, toutes armes dehors. Les occupants d’un des véhicules noirs ouvrirent le feu sur les policiers et l’un de leurs jets s’enflamma pour tomber en piqué vers la Ville-Basse tandis que le pilote s’éjectait. Eric soupira en entendant l’explosion...

- Eric ?... demanda Rachel en lui posant une main pour l’épaule.
- Le cinéma sera pour une autre fois, Rach’, dit le Renard avec un sourire forcé.

L’attention des passants étant accaparée par la carcasse enflammée du jet, que l’on distinguait toujours malgré l’altitude, Eric monta sur la balustrade du pont et sauta dans le vide. Un éclair blanc aveuglant illumina le quartier en contrebas et le Capitaine Vulpine remonta en piqué au-dessus du pont, sous le regard épaté des badauds.

- Il est grand temps pour ces mécréants de retourner dans la geôle d’où ils n’auraient jamais dû sortir ! lança le justicier d’une voix forte en pointant du doigt la course-poursuite.

Et, sur ces mots, le héros se lança à la poursuite des malfrats, poing en avant, sous les acclamations de la foule.

- Tu sais Rach’, dit Simon, je me demande pourquoi tu voulais nous amener au cinéma pour voir un super-justicier alors qu’on en côtoie un tous les jours !

La zoomorphe sourit et prit son ami humain par l’épaule tandis que, à quelques centaines de mètres devant eux, Eric Vulpes alias le Capitaine Vulpine volait vers sa nouvelle mission.

FIN

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